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La Directrice Générale de l’IAO participe au 4è Forum Mondial sur le Développement Economique Local, Praia, République de Cabo Verde, 17 – 20 Octobre 2017

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Sur l’invitation du Comité Scientifique de la Commission Nationale d’Organisation du 4è Forum Mondial de Développement Economique Local qui s’est tenu à Praia, République de Cabo Verde, du 17 au 20 octobre «2017, la Directrice Générale de l’IAO , Prof. Djénéba Traoré, a participé le 19 octobre au panel intitulé : «Faciliter la cohésion dans et entre les territoires : un rôle alternatif ou complémentaire pour les politiques nationales (ou supranationales) et locales ?»

Le panel était composé des intervenants suivants :

M. Santiago Gallo, Conseiller, Confédération Nationale des Municipalités, Brésil

M. Gerardo Rodriguez, Oficina de Planeamiento y Presupuesto del Gobierno Nacional, Uruguay

M. Sidi Khalifa, Expert National sur la Décentralisation et le Développement Local, PNUD, Mauritanie

M. Rocio Molina, Conseiller, Cochabamba, Bolivie

M. Pablo Rodríguez Valido, Vice Président et Ministre de la Fonction Publique et du Transport au Governement des Îles Canaries, Espagne

Prof. Djénéba Traoré, Directrice Générale de  l’Institut de l’Afrique de l’Ouest (IAO)

La session a été modérée par Mme Elcira Berrutti, chargée des Programmes de Développement Territorial, PNUD Uruguay.

Au cours de son intervention, la Directrice Générale de l’IAO a tenu à remercier le Gouvernement de la République de Cabo Verde, la  Commission Nationale d’Organisation et le Comité Exécutif du 4ème Forum Mondialo de Développement Economique Local (FMDEL) souligné l’importance du présent Forum en tant qu’assises indispensables dans le processus d’atteinte des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) avec un maximum d’efficacité, car il y a une réelle urgence, la date butoir ayant été fixée à 2030.

Prof. Djénéba Traoré a ensuite abordé les points suivants :

  1. Rappel des ODD : Eradiquer la pauvreté et la faim dans le monde ; Assurer une éducation de qualité et la santé pour tous ; Permettre l’accès pour tous aux énergies renouvelables à un coût abordable ; Lutter contre les changements climatiques ; Garantir un travail décent et la croissance économique ; Œuvrer pour la protection de la vie aquatique ; Promouvoir  l’industrialisation ; Protéger l’environnement ; Réduire les inégalités ; Assurer la paix, la justice et mettre en place des institutions efficaces ; Instituer l’égalités entre les sexes ; Instaurer des villes et des communautés durables ; Donner l’accès à tous à l’eau potable ; Promouvoir la consommation et la production responsable ; Mettre en place des partenariats pour la réalisation des objectifs.
  1.  Ces objectifs participent de la cohésion sociale, économique et territoriale. Les inégalités existantes dans et entre les territoires obligent à une plus grande solidarité basée sur le respect et la prise en compte de la part des territoires plus nantis vers ceux dont les moyens sont limités. C’est pourquoi, dans le but de renforcer les liens sociaux et le développement économique durable dans et entre les territoires, il convient de mettre en œuvre les actions suivantes :

Reconnaitre et respecter l’histoire et les cultures des différents peuples ;

Assurer le partage équitable, au niveau local et national, des dividendes de la croissance économique ;

Garantir l’accès à l’électricité pour tous. Le développement économique de l’Afrique en particulier est fortement impacté par le manque en ressources énergétiques ;

Réduire la fracture numérique entre les localités, les pays et les régions ;

Développer les moyens de transport en Afrique à l’échelle locale, nationale, régionale et continentale ;

Appliquer les principes d’équité en matière d’accès à Internet en vue de réduire la fracture numérique entre les zones rurales et les zones urbaines, les pays en développement et les pays industrialisés ;

Promouvoir une gouvernance vertueuse et inspirante pour la jeunesse : exemple de Cabo Verde : Amilcar Cabral, héros national et Pedro Pires, ancien Président de la République et lauréat du Prix Mo Ibrahim, édition 2011.

Impliquer l’enseignement supérieur et la recherche scientifique dans le processus de développement durable en plaçant d’une part les universités et les centres de recherche au service du développement durable, et d’autre part, les enseignants-chercheurs comme des acteurs clés du développement local.

 Le développement socio-économique s’effectue à tous les niveaux :   cellule familiale, communautés locales, nation, régions et continents. Or, il est unanimement reconnu que nous enregistrons à l’échelle mondiale un déficit au niveau de la cohésion sociale, économique et territoriale.

Dès lors, quelles stratégies pouvons-nous mettre en place afin de renforcer les liens sociaux entre l’ensemble des composantes des communautés locales, de la nation, des régions et des continents dans l’optique d’améliorer les conditions de vie et de travail des populations ?

Les salutations sont un élément important de la cohésion sociale. Elles peuvent tisser des liens forts entre les membres d’une même famille, d’une même communauté, d’une même nation etc.

Le premier élément de cohésion sociale, est la communication. En effet, selon certains anthropologues, c’est elle qui a largement favorisé le développement psychomoteur et l’intelligence humaine depuis la préhistoire. Par conséquent, il nous faut mieux communiquer et transmettre des valeurs positives au niveau des familles, des communautés locales, de la nation, des régions et des continents. On pourrait par exemple imaginer le recours aux réunions de famille et à des concertations entre les représentants du pouvoir local et les populations pour aborder certaines questions importantes, fixer les priorités et restituer le tout au pouvoir législatif pour les traduire en textes législatifs et règlementaires.

La cohésion étant un prodigieux moteur de développement, nous proposons également les bonnes pratiques d’entraide et de solidarité à tous les niveaux ainsi que prendre soin du bien public, d’accepter celui ou celle qui est différent, tout comme une accorder une constance bienveillance à l’égard de son prochain. A cet effet, nous pouvons citer la Charte de Kuruka Fuga qui a été solennellement proclamée par Soundjata Kéita lors de son intronisation comme Empereur du Mali en 1236, après sa victoire sur Soumaoro Kanté lors de la bataille de Kirina.

Cette Charte, qui prônait le vivre ensemble au sein du vaste Empire du Mandé, le respect à observer entre les personnes issues des différentes couches sociales et professionnelles, la justice sociale, l’entraide, l’amour de la patrie, le respect dû aux femmes, relever le défi de la faim et la fin de la captivité, a été inscrit en 2009 par l’UNESCO sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Faciliter la cohésion dans et entre les territoires relève tout d’abord d’une volonté clairement exprimée par l’ensemble des acteurs concernés. Sa mise en œuvre dépend de la pleine responsabilité des pouvoirs locaux. Pour réussir, le processus doit prendre en compte le fait que les décisions ont été réellement prises par la base. A partir de là, le sommet doit assurer le transfert des ressources humaines, financières et matérielles nécessaires et veiller, grâce à un suivi-évaluation efficace, à la réalisation efficiente des projets communautaires.

 Par conséquent, faciliter la cohésion entre et dans les territoires devrait représenter un rôle complémentaire pour les politiques nationales (ou supranationales).

Qu’en est-il de la cohésion des politiques sociales et économiques entre les Régions ?

En 2015, l’Institut de l’Afrique de l’Ouest (IAO) a conclu un partenariat scientifique avec le Consortium RISC (Consortium for Comparative Research on Regional Integration and Social Cohesion) – Siège : Université d’Helsinki (Finlande) dont la présidence est assurée depuis 2007 par son fondateur, Prof Harlan Koff de l’Université du Luxembourg.

Deux thèses, l’une de Doctorat, l’autre de Master, qui ont été défendues à l’Université du Luxembourg se sont penchées respectivement sur : 1) les politiques d’intégration régionale en matière de libre circulation des personnes en Afrique en prenant comme exemple cas du Maroc et en Amérique du Nord sur la base du cas du Mexique ; 2) la cohérence entre les politiques de l’UE et de la CEDEAO dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. La recherche a clairement montré que l’Union Européenne n’était pas en phase avec la CEDEAO par rapport à ses normes en matière de cohésion sociale et économique sur les énergies renouvelables.

L’IAO a accueilli les 26 et 27 avril 2016,  l'atelier sur le projet relatif à la Cohérence de l’Approche Normative Régionale.

Les thèmes abordés lors dudit atelier ont été les suivants: Cohésion entre les politiques régionales au niveau de la CEDEAO, la SADC, l’UE, les pays du Mercosul et l’ASEAN sur les droits de l’homme et la démocratie / les questions de paix et de sécurité / les énergies renouvelables / le genre / la libre circulation / l’accès à l’eau et aux services sociaux de base etc.

La prochaine réunion de RISC est prévue à Aguascalientes, au Mexique, fin octobre - début novembre 2017 pour poursuivre la réflexion sur la Cohésion et les Régions et orienter les travaux des étudiants des écoles doctorales affiliées au Consortium.

Ci-joint la Note Conceptuelle du Panel établie par la Comité Scientifique du 4è FMDEL et l'agenda détaillé du Forum.

 

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